Anaïs Balbzioui-Baraké commence la photographie à l’âge de 18 ans. Elle ne s’est pas immédiatement rendu compte à quel point ce média allait devenir un véritable moyen d’expression et d’observation. Après trois années d’études supérieures en psychologie (université de Bordeaux) puis en ethnologie (université de Montréal), son parcours la guide vers la photographie. Elle entame alors une démarche de préparation aux concours des écoles « Louis Lumière » et « les Gobelins ». Elle développe ainsi son regard et organise l’année dernière sa première exposition à Bordeaux.
Anaïs commence par faire de la photographie en couleur mais s’est rapidement tournée vers le Noir et Blanc car il permet une meilleure maîtrise de la chaîne de création de l’image (prise de vue, développement, agrandissement). Elle travaille avec deux appareils : un NIKON D70s (reflex numérique) et un OLYMPUS OM1 (argentique
L’argentique est un « réflexe » pour Anaïs. Par son manque d’immédiateté, il laisse plus de place à l’imagination et par-dessus tout, au doute et donc à l’élaboration de l’idée. Elle aime également la dynamique qui existe entre la prise de vue et la redécouverte de l’image sur le papier. L’œil est souvent surpris, par la texture, le contraste, l’expression de l’image figée sur la pellicule. Lorsqu’il lui a été proposé de participer au festival « le cœur en musique », Anaïs Baraké-Balbzioui a tout de suite été séduite par le défi que cela représentait. Les dix ans de formation musicale qu’elle eut au conservatoire de Bordeaux ressurgirent. Cette expérience lui permet de conjuguer ses souvenirs musicaux à son regard sur le présent, l’oreille à la vue, et de donner à ce concert un sentiment d’universel.